Un enfant reste un enfant : il peut pleurer sans raison apparente, exploser de colère, se renfermer sur lui-même ou encore présenter quelques difficultés. En tant que parent, on ne sait pas quoi faire et on peut même se permettre de prendre conseil auprès de notre entourage. Avec les conseils qui se contredisent, on se dit que consulter un professionnel serait plus judicieux. Coach, psy, orthophoniste : chez qui emmener son enfant ?
Comment identifier le bon professionnel pour accompagner votre enfant ?
Pour trancher entre tous ces professionnels, il faut se baser sur ce qui nous inquiète le plus au quotidien. Une difficulté émotionnelle, un retard de langage, un problème d'attention ou un blocage scolaire n'appellent pas la même réponse. Observez d'abord où la difficulté surgit : à la maison, en classe, dans ses relations, ou partout à la fois.
Cette première lecture ne remplace pas l'avis d'un spécialiste, mais elle oriente. Si votre enfant réclame ou cherche toujours votre validation ou celle d’un adulte pour agir, c’est peut-être un manque de confiance. Dans ce cas, un accompagnement de type coaching, comme proposé par iamstrong peut suffire. Ce coaching est centré sur la motivation et les objectifs plutôt que sur un trouble à traiter.
Gardez en tête que les difficultés se chevauchent souvent. Un enfant qui manque de confiance en soi peut aussi présenter un trouble de langage. Ceci dit, même si le coaching pourrait l’aider, un autre professionnel peut intervenir.
Coach, psy ou orthophoniste : en quoi diffèrent-ils vraiment ?
C’est vers le psychologue qu’on se tourne le plus souvent quand on présente des difficultés émotionnelles, relationnelles et/ou comportementales. Il peut accueillir un enfant pour surmonter l'anxiété, la tristesse, un deuil ou un manque de confiance et aussi l’accompagner dans un contexte familial lourd.
L’orthophoniste, lui, intervient sur les troubles et les problèmes liés au langage et à la communication. Le pédiatre de l’enfant peut recommander la consultation d’un orthophoniste en cas de retard de parole, de bégaiement, de difficultés à lire, à écrire ou à articuler.
Précisons que le coach, lui, n’est pas un professionnel de la santé. En d’autres termes, il n'évalue ni ne soigne un trouble. Son rôle est d'aider l'enfant ou l'adolescent à fixer des objectifs, à retrouver l'envie d'avancer et à structurer ses efforts. C'est souvent le bon appui lorsque tout va globalement bien, mais que la motivation ou l'organisation fait défaut.
Quels signaux doivent alerter les parents pour consulter sans attendre ?
Lorsqu’on est parent d’un enfant unique, chaque petit signe, aussi bénin soit-il, peut nous inquiéter. Dans une famille nombreuse, par contre, on a tendance à banaliser certains signes. Cependant, certains changements méritent qu'on s'y arrête.
Pensez à consulter lorsque :
- La tristesse ou l’irritabilité de l’enfant persiste au bout de deux semaines,
- Ses troubles de sommeil s’étalent sur plus d’un mois et ce, malgré les changements d’hygiène de vie,
- Sa colère est difficilement, voire impossible à apaiser,
- Son langage tarde ou reste difficile à comprendre.
Ce ne sont là que quelques signes et, à eux seuls, ils ne prouvent rien. Consulter tôt change souvent la suite. Si vous hésitez encore, une simple première rencontre suffit généralement à cibler l'accompagnement qui aidera vraiment votre enfant.



